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Fureur divine

Fureur divine
Qui aurait pu s'attendre à trouver en première partie d'Isis, un groupe si décalé? Arrivé BCBG, l'imposant chanteur d'Oxbow se met à nu, au sens propre comme au sens figuré. Car si les cris stridents semblent constituer le seul mode d'expression du molosse, il ne parvient pas moins à dégager une énergie à la limite entre désespoir et sensualité. Les musiciens, sans être strictement épatants, délivrent un noisecore honnête. Quoique certains passages puissent être un peu longs, le groupe envoute grâce au charisme et la présence scénique du chanteur. Une première partie intéressante, en somme, sans être la révélation de l'année.

Puis le monstre arrive, implacable. Servi par un son puissant, Isis, groupe phare de la scène postcore et modèle même d'intransigeance artistique envoie dans les sphères les plus hautes grâces aux planants Wrist of Kings et Not In Rivers, But In Drops, lesquels ouvrent avec brio le dernier album du quintet. La setlist est idéale, le groupe joue les classiques mais indétronables The Beginning And The End et Celestial (the tower), et va même jusqu'à se payer le luxe de jouer un morceau bruitiste issu du mini-album Signal 05. Sur le rythme chaloupé de la batterie, on se laisse aller à l'évasion, les longues structures répétitives et obsédantes aidant. En bref, un coup de massue qui a de quoi percer les tympans pour au moins une semaine, quand on a l'outrecuidance de se placer aux premiers rangs sans boules quiès...
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# Posté le mardi 12 juin 2007 17:03

Modifié le mercredi 13 juin 2007 20:45

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