The (Larry) Chins

Date de sortie: janvier 2007
Genre: Indie Pop
Artiste: The Shins
Album: Wincing the night away

1 - Sleeping lessons
2 - Australia
3 - Pam Berry
4 - Phantom limb
5 -Sea legs
6 - Red Rabbits
7 - Turn On Me
8 - Black Wave
9 - Split Needles
10 - Girl Sailor
11 - A Comet appears

The Shins est un groupe de pop américain, musicalement parlant et pour résumer très simplement les choses, dans la lignée des grands ténors de la pop des sixities, les Beatles et les Beach Boys en tête...

Loin des méandres nébuleux ou des pitoyables gémissements que produisent généralement les groupes "indés" hypes, sans pour autant être niais, The Shins se révèle comme la bonne surprise de ce début d'année. L'ambiance varie et on passe de chansons plutôt entrainantes et légères à des chansons paisibles à l'atmosphère cotoneuse, assez agréable pour que l'on ait envie de rester confortablement installé dans ce délicat habit, pris de dépourvu face au froid hivernal qui s'est finalement décidé à pointer le bout de son nez ...

Certes le groupe reste parfaitement, et pertinemment, dans le sillage de ses ainés, mais parvient à proposer un album de qualité grâce à des mélodies charmantes, sublimées de temps à autre par un soupson d'experimentation, de quoi donner une certaine crédibilité artistique au combo. La voix de James Mercer est assez agréable à l'écoute et c'est sans zèle rébarbatif qu'il nous délivre ses lignes de chant simples mais efficaces...

Si l'ensemble de l'album reste assez homogène, certains éléments viennent de temps à autre relever la sauce et donner un peu de piment à l'écoute. Ainsi l'album s'ouvre sur Sleeping Lessons où la mélodie en filigrane montre progressivement, nous enlacant dans un certain état de bien-être, Australia et sa mélodie orientale comme Turn On Me, où le combo sort les guitares garage à la Stooges, et surtout Sea Legs avec sa rythmique chaloupé et son riff hâché, finalisé par une outro funky rock'n'roll permettent au groupe de s'inscrire dans la lignée des quelques groupes pop de qualité contemporains.

Note de l'album : 7/10
The (Larry) Chins

# Posté le jeudi 25 janvier 2007 18:43

Modifié le vendredi 26 janvier 2007 11:38

Si t'es poli, t'ira voter

Voilà je vais faire bref et essayer de pas trop m'étendre, mais à l'approche des élections présidentielles, je voulais apporter ma petite goutte d'eau. Je pense que ça sera la première fois pour pas mal d'entre nous, la première fois qu'on ira voter...

Alors je pense que certains sont déjà dégoutés des politiques, et à vrai dire je les comprend pas mal, mais si vous vous considérer vraiment comme apolitique alors allez voter blanc, au moins vous montrerez votre raz-le-bol de tout ça ^^.

Et puis en bonus pour tous ceux qui ont peut être du mal à se positionner clairement entre la gauche et la droite, ou juste pour le fun (euh y a peut être que moi qui trouve ça fun...) voici un petit test pour se situer politiquement, et en général ça se révèle assez vrai.

Politest: http://www.politest.fr/
Si t'es poli, t'ira voter

# Posté le mardi 16 janvier 2007 16:09

C'est l'apocalypse (petite référence frankesque ^^)

C'est l'apocalypse (petite référence frankesque ^^)
Date de sortie: 10 janvier 2007
Réalisation: Mel Gibson
Casting: Rudy Youngblood, Raoul Trujillo
Genre: Action/ Historique

Attention toutes gros navet à l'horizon: je vous parle du nouveau film de Mel Gibson (en tant que réalisateur), Apocalypto...

Mais qu'est-ce donc que ce film au nom étrangement (faussement) énigmatique? Il s'agit en fait d'un film narrant la déchéance de la civilsation maya. Vu comme ça l'oeuvre peut sembler intéressante, mais c'était sans compter sur les penchants sadiques de notre cher Mel... Parce qu'après Braveheart et la Passion, l'américain a déjà montré le goût qu'il avait pour la barbarie visuelle...

En lieu et place d'un film culturellement enrichissant et bien construit on a le droit à une succession de scènes de violence gratuite sans queue ni tête... On enchaine ineptie sur ineptie, cliché (ricain) sur cliché, avec un manichéisme effrayant de stupidité.
L'histoire raconte en fait la capture de ruraux mayas par ceux de la ville afin d'organiser des sacrifices... avant que le héros du film ne s'échappe et se transforme en Rambo de la jungle ( "Je suis patte de jaguar, ceci est ma forêt" dit il le regard fier à ses poursuivants).

Malgré un univers pourtant propice à un bon film ainsi que quelques idées originales sympas (comme la bande sonore du film, intégralement en yucatèque) on assiste là à un nauffrage en direct, et si l'auteur d'un regard quelque peut arrogant a voulu nous montrer la chute des mayas, c'est avec un rictus au coin des lèvres qu'on regardera son film sombrer dans l'océan des nullités que compte l'histoire du cinéma...

Note: 3/10

# Posté le mardi 16 janvier 2007 16:02

Fais t'en pas

Fais t'en pas
Voici mon meilleur ami à Paris: j'ai nommé la légende Mickael De Melo, portuguais et fier de l'être! (alala si il savait à quel point je considère ridicule tout attachement nationaliste^^). En tout cas le spécimen est garanti 100% authentique (d'ailleurs il croit que toujours dire la vérité est une qualité, le crédule) ne mâche jamais ses mots, quitte à se contenter de "l'argot du paysan"...

Toi et moi nous connaissons depuis le collège, la 4ème pour être précis. Et malgré que je sois reparti dans le nord on a réussi à garder contact, et maintenant que je suis revenu à Paris on peut se voir assez souvent ce qui n'est pas plus mal...

A l'époque du collège, je t'aurai initié, dis-tu, à l'art de la glande... avec Louis et Pierre aussi faut bien l'avouer ^^. Le fait que tu sois aussi direct au premier abord contrastait alors sans doute avec ma timidité de l'époque et c'est comme ça qu'on a rapidement bu devenir de bons potes (puis notre passion pour les jeux vidéo et les RPG a aidé aussi ;)). Puis y aura aussi eu Yugi-oh (j'assume) et les Warhammers, ralala que de temps passé sur ces jeux :D. Puis bon j'aurai quand même participé à ton éducation en terme de mangas... Mais quand même en 2 ans on en aura eu des délires, notamment quand tu citais Olive et Tom dans tes rédactions de français où que tu annotais à la fin de ta copie, pour la prof, "est-ce que vous croyez aux fantômes, aux loups-garous, aux mort-vivants et aux vampires?".

Puis quand je revenais de Lille pour Paris le week-end nous nous sommes vus quasi-systématiquement ce qui nous a permi de garder des liens très forts. Bien sûr y avait pas un week end sans qu'on se prenne la tête (enfin "léger" les prises de tête), mais bon têtus comme on est c'est pas étonnant...

Quoi qu'il en soit, sache que je suis vraiment heureux que nous soyons aujourd'hui encore aussi procheset que, même si je râle beaucoup, je suis toujours heureux que tu viennes squatter chez moi, quelle que soit l'heure ^^.

PS: habituellement l'individu porte des lunettes, mais sur cette photo il ne les a pas: pour cause je lui avait volé (niark niark niark je suis méchant (rire sardonique))

# Posté le mercredi 10 janvier 2007 22:52

Modifié le mercredi 10 janvier 2007 23:03

Dans l'ombre colossale

Dans l'ombre colossale
Editeur: Sony
Console: PS2
Genre: Action/ Aventure

Certains voient encore les jeux vidéo comme étant le simple apanage des gamins. Pour ma part, ce nouveau média est artistiquement aussi important que les traditionnels: le cinéma, la bande dessinée et la musique sont évidemment reconnus par tous comme des arts majeurs, pourquoi le jeu vidéo n'en serait-il pas un aussi?

C'est grâce à des jeux comme Shadow Of The Colossus que le jeu vidéo marque ses lettres de noblesse. Car il ne s'agit pas ici d'un simple jeu au sens courant du terme.En plus du gameplay et du jeu à proprement parler, l'univers parle de lui-même. Ainsi le jeu n'est pas simplement ludique mais aussi méditatif. On se plaira à contempler les paysages ou à rêver dans ce monde pour le moins fantastique.

Ainsi le jeu nous place dans la peau d'un jeune prince qui s'aventure dans un royaume étrange où il pourra, parai-il, rescuciter sa bien-aimée. Pour cela il doit abattre 16 colosses, un à un. Le périple est finalement assez basique: il consiste à traverser la carte, vide d'ennemis, pour trouver les colosses. L'exploration est parsemé de quelques péripéties mais la plupart du temps il s'agit d'un simple voyage. Arrivé face aux monstres géants, des combats épiques s'annoncent, toujours divisés en 2 parties: d'abord il faut trouver un moyen d'escalader le colosse, et ensuite il faut l'attaquer sur ces points faibles. Et c'est tout. Présenté comme ça le jeu parait assez basique, voire extrêmement répétitif.

Seulement c'est sans compter sur l'ambiance, auxquelles les somptueuses musiques participent parfaitement: lyrique et onirique. Bien que l'aliasing soit très présent, le monde est minutieusement travaillé, jusque dans les moindre détails. Le vide scénaristique conditionne le jouer à combler les brèches du scénario, celui-ci étant pour le moins lapidaire. Et le peu d'action à proprement parler. Et c'est pourtant ça qui fait la grande force du jeu: pour la première fois le joueur n'est pas bêtement amené à suivre les lignes qu'on lui impose, c'est à lui de se construire son plaisir. Un peu comme un poème qu'on aurait à interpréter pour en saisir la beauté même.

Finalement, les développeurs d'Ico signent là une oeuvre majeur du jeu vidéo, un peu comme le passage à l'âge adulte de ce nouveau terrain vierge artistique. Croyez-moi, s'immiscer dans ce jeu pourrait plaire même aux plus réticents aux jeux vidéo habituellement...

Note: 8/10

# Posté le vendredi 05 janvier 2007 17:59

Modifié le vendredi 05 janvier 2007 20:19