Ping Pong (Lim'a'ong)

Ping Pong (Lim'a'ong)
Quand on débarque de Tahiti pour arriver à Paris, le choc frontal doit être assez rude. Car si l'autochtone des îles n'est pas habitué, selon toute apparence, au froid métropolitain, à la sereine pollution et à l'aimabilité ambiante des badauds, c'est rapidement qu'il est amené à faire un effort.

Mais là où Larry Chin, d'origine chinoise, s'est le plus planté, c'est en s'inscrivant en prépa en esperant un jour intégrer l'IEP Paris ^^. Larry Chin est un mignon, un Ping même, comme on peut le voir, avant tout caractérisé par sa naïveté confondante :p. L'individu est si imbibé de colorant "catho bien-pensant" qu'il croit encore que l'homme est bon et confond gentillesse et mignonesquerie ^^.

En effet, écouter un dégénéré (moi) parler de Skippy le Kangourou et de Flipper le dauphin pendant une demi heure en essayant de capter un illusoire fond à cette métaphore douteuse, n'est-ce pas là la plus grande preuve de crédulité ? Si au début d'année, Chin était prêt à gober n'importe quoi, il s'est légérement acclimaté au comportement français (quoique...).

Mais là où notre Ping (Pong) national est le plus amusant, c'est quand il parle des filles (et plus particulièrement de sa copine), parce que bien loin de la pensée catholique traditionnelle, celles-cis semblent n'être à ses yeux que simples outils d'assouvissmenent :p. Peut être Ping (Pong) a t-il du mal à différencier la gente féminine de poupées gonflables...

Et j'ai gardé le meilleur pour la fin; parce que qui d'autre que lui aurait pu demander à la boulangère, en lieu et place d'un galette des rois de 18cm de diamètre, "j'en veux une de 18 s'il vous plaît" faisant ainsi exploser ladite madame (ainsi que moi) :X ?

Mais bon Larry, tu sais bien que c'est comme ça que je t'aime, comment ferai-je sans nos fougueuses heures passés à tourner autour du "gland"... Surtout reste comme tu es, on a bien besoin de rire à l'ISTH ;)

PS: comme vous le voyez sur cette photo le Ping (Pong), soulôt à ses heures perdues, rougit systématiquement sous l'effet de l'alcool, ce qui est assez amusant pour se payer la tronche du natif de Tahiti :)

# Online seit Dienstag, 13. Februar, 2007 um 19:40

Geändert am Mittwoch, 14. Februar, 2007 um 12:08

Bloque en partie

Date de sortie: 5 février 2007
Genre: Electro/rock New wave
Groupe: Bloc Party
Album: A Week End In The City

1- A Song For Clay (Dissapear Here)
2- Hunting For Witches
3- Waiting for the 7:18
4- The Prayer
5- Uniform
6- On
7- Where Is Home?
8- Kreuzberg
9- I Still Remember
10- Sunday
11- SXRT

A croire que c'est une manie typiquement britannique: mais qu'ont-ils tous à vouloir sortir leur Ok Computer? Dans la lignée de Radiohead qui avait alors sorti en 1997 un des albums majeurs de la décennie, plusieurs groupes s'essaient à l'exercice de style qui consiste à pondre un album expérimental et novateur. Si certains y arrivent avec un certain succès, comme Blur avec Think Tank, d'autres ont eu, apparemment, les yeux plus gros que le ventre.

Bloc Party est de ceux-là. Après avoir sorti en 2005 Silent Alarm, un album de rock d'obédience new wave qui alliait mélodie et groove implacable, le groupe s'essaie lui aussi à ce périlleux saut en hauteur. Les parallèles entre A Week End In The City et l'album du quintet d'Oxford sont multiples; d'abord la pochette dans le même esprit, le sens aigu de l'expérimentation sans compter l'admiration avoué de Kele Okerere, tête pensante de Bloc Party, pour Thom Yorke. Mais ils s'arrêtent là. En essayant d'insuffler un souffle electro branchouille, Bloc Party montre surtout son manque de maturité comme sur l'audacieux mais décevant single The Prayer. Là où les guitares alliaient nervosité et mélodies cristallines, où la basse grandiloquait sans honte et où Matt Tong derrière ses fût impressionnait par un jeu chirurgical, on laisse la place à des samples, des rythmiques lourdement martelées. La voix de Kele se fait plus modulée, mais moins directement émotionnelle. En fait, le groupe a pris le parti de l'album réfléchi, mais sans pouvoir assumer encore leurs velléités artistico-intellectuelles.

L'album reste malgré tout cohérent dans son ensemble. Bâti autour d'une thématique générale, l'hédonisme de la jeunesse anglaise d'aujourd'hui, A Week End In The City, bénéficie de textes assez pertinents. Pour éviter l'indigestion, les groupes a ponctué son oeuvre de chansons plus pop, qui s'avèrent malheureusement généralement décevantes comme l'exaspérant I Still Remember. Certains morceaux relèvent l'ensemble malgré certaines imperfections : Hunting For Witches et son riff electro inspiré s'effondre lorsque le gratteux se prend pour un (sous)Johny Greenwood, Uniform et son entrée en matière doucereuse sont plombés par des effets electros de mauvais goût et Where Is Home? et ses intonations salvatrices du chant sur le refrain.

Si l'album s'avère décevant dans l'immédiat, il dévoile cependant un véritable désir d'innover, ce qui reste quoi qu'il en soit louable. Peut être avec le temps, le groupe pourra t-il nous offrir un album plus abouti, se plaçant ainsi effectivement dans la lignée de ceux qu'ils admirent...

Note de l'album: 5/10
Bloque en partie

# Online seit Samstag, 10. Februar, 2007 um 09:17

Geändert am Dienstag, 13. Februar, 2007 um 16:33

Une note de la mort!

Une note de la mort!
Manga: Death Note
Mangakas: Takeshi Tsugumi (Scénariste), Takeshi Obata (Dessinateur)
Edition: Mangakana
Genre: Seinen

Succès de l'année en 2006 au Japon, il est fort probable que Death Note connaisse en France aussi une certaine reconaissance. Et une fois n'est pas coutume, elle serait véritablement méritée.

Le héros, un jeune garçon surdoué du nom de Raito, trouve un jour par hasard un agenda tombé du monde des morts, lui octroyant le pouvoir d'ôter la vie à quiconque en notifiant juste sur le calepin le nom de la malheureuse victime. Mais c'était sans compter sur le caractère légèrmeent psychopathologique de Raito, celui-ci ayant un sens très particulier de la justice et ne tardant pas à se servir du Death Note pour accomplir son sinistre dessein: éradiquer le crime de la Terre. Dès lors s'engage une lutte entre le jeune étudiant et un autre surdoué, le détective nommé "L".

Si l'histoire repose sur quelques bases de la tradition japonaise fantastique (notamment les Shinigami, ou dieux de la mort, vivants dans un monde parallèle), et mis à part le pouvoir très particulier du Death Note, l'intrigue repose essentiellement sur des éléments réalistes. Rarement un manga n'aura poussé aussi loin la lutte psychologique et, pour le plaisir de nos méninges qui n'auront rarement étées autant stimulées, le héros et son rival "L", rivalisent de malice et d'ingénuosité pour déjouer leurs plans respectifs...

Sans rentrer dans l'explication du fonctionnement du Death Note; il faut savoir qu'un certain nombres de règles codifient l'usage de ce "grimoire", comme par exemple le besoin de connaître le nom et le visage de la victime. L'auteur dévoile au compte-gouttes ces informations et la découverte progressive de l'utilisation du fameux carnet tient le lecteur en haleine de nombreux tomes.

En plus de poser un suspens haletant, Takeshi Tsugumi nous propose une réflexion audacieuse sur les notions de justice, et on pensera de manière récurrente à la peine de mort. En fonction de votre conviction personnelle, vous vous attacherez ou (ce qui me semble plus probable) détesterez le héros, qu'on ne peut d'ailleurs qualifier ainsi que par abus de langage ^^.

Graphiquement, dans un genre quasiment photoréaliste, Takeshi Obata distance la concurrence. La mise en page est limpide, le chara-design est somptueux, bref Death Note s'est trouvé un dessinateur génial, déja reconnu notamment pour son travail sur Hikaru No Go.

Au final, l'histoire est relativement courtes (12 tomes) mais incroyablement dense et ponctuée de retournements de situation jouissifs. A mes yeux, Death Note s'impose comme la référence du manga actuelle, tous les ingrédients étant là pour lui conférer le statut de "chef d'oeuvre".

Note: 9/10

# Online seit Samstag, 03. Februar, 2007 um 19:48

Geändert am Dienstag, 13. Februar, 2007 um 16:35

L'avis des autres

L'avis des autres
Date de sortie: 31 Janvier 2007
Réalisation: Florian Henckel Von Donnersmarck
Casting: Thomas Thieme, Martina Gedeck, Ulrich Mühe
Genre: Historique/ Psychologique

Imaginez la RDA, pays communiste sous la tutelle du "Parti".
Imaginez ensuite une ambiance délatère, tout le mode soupçonnant tout le monde.
En fait, pensez à une réflexion sur la nature humaine qui va plus loin que les évidences, au delà des simples apparats que l'on tend à faire porter aux pions des totalitarismes.

Pour nous plonger dans l'ambiance déshumanisée des régimes de l'est, Floran Henckel Von Donnersmarck met en place une mise en scène sobre, efficace et simplifie à l'extrême les décors pour un rendu plus centré encore sur l'aspect psychologique. En outre, la quasi absence de musique force le spectateur à accomplir un effort d'immersion, il faut vraiment s'impliquer dans la compréhesion du film pour pouvoir l'apprécier à sa juste valeur. Un conseil: n'allez pas voir se film en espérant vous changer les idées...

Sans entrer dans les détails, la trame scénaristique est assez simple, mais considérablement enrichie tout au long du film. Il s'agit ici d'un membre du Stasi, l'organisme à qui est confié la Sécurité de l'Etat (en fait du sale boulot, espionnage en tête) chargé de surveiller un artiste est-allemand considéré comme subervsif. Sans dévoilier les quelques rebondissements, on peut toutefois prêter au synopsis quelques gages de qualité évidents: le portrait psychologique des personnages est minutieux, poussé à l'extrême et la réfléxion sur la nature des constituants d'un régime totalitaire, riche et pertinente, nous éloigne des fausses évidences qu'on tend habituellement à nous rabacher.

Attention cependant à ne pas le considérer comme intraséquement négatif, malgré l'atmosphère paranoïaque et claustrophobique qu'il dégage, car le film met avant tout en exergue une vision assez lucide de la nature humaine. De plus, l'ambiance réaliste et plausible du film laisse dévoiler des personnages humains, donc imparfaits.

Finalement, La Vie des autres est un film humaniste, un ode à l'espoir et; n'en déplaise à certains, l'homme peut changer, et c'est au fond le véritable message du film. L'héroïsme ne nécessite pas une force surhumaine,mais simplement une conscience d'esprit, une empathie certaine.

Note du film: 8/10

# Online seit Samstag, 03. Februar, 2007 um 19:21

Geändert am Dienstag, 13. Februar, 2007 um 16:39

Le con cours, des guérillas!

Le con cours, des guérillas!
Laurent ayant été élu roi des mignons, il me semble tout à fait normal qu'il trouve un interlocuteur à la mesure de sa royale personne. C'est donc dans un souci d'égalitarisme forcené que je propose d'organiser l'élection du roi des guérillas. Voici donc les 5 guérillas (M.Dubus est naturellement exclu du jeu et ne conserve qu'une fonction d'honneur, au risque de faire capoter l'élection à lui tout seul) choisis pour leur brutalité ainsi que leur sens de la pose ridicule.

Alexis:il est un des créateurs du concept même de guérilla. Caractérisé notamment par sa flegme en toutes circonstances, l'individu semble n'avoir qu'une notion approximative de l'espace spatio-temporel. Vous le retrouverez de temps à autre à errer au furet du nord (notamment en pleine journée alors qu'il a cours) et alors que vous le rencontrerez sans l'avoir vu depuis au moins 6 mois, vous observerez sur son visage le manque le plus total de réaction ^^

Joseph: pour ma part l'individu le plus guerillesque, celui-ci passant le plus clair de son temps à poser, à se la péter et à sortir des phrases lapidaires. Aime particulièrement se balader dans les couloirs et parier qu'il est capable de faire des tractions au plafond, exhibant ainsi sa musculature luxuriante. A la recherche de son mignon favori, Gautier, il dira après avoir demandé si nous l'avions vu "c'est pas grave, je cherchais juste quelqu'un pour passer le temps", avant de repartir sans rien ajouter, stoïquement.

Samir:se plaît généralement à martyriser les plus faibles que lui, et généralement à se foutre un max de leur tronche. De plus, tel un gangsta rappeur, se plaît à multiplier les preuves de son style. D'ailleurs, en tant que guérilla, il provoqua la fameuse bataille des mignons (cf article sur Hugo) entre le phénomène hugolesque et William, poussant l'un sur l'autre tels de serviles jouets, niark niark niark.

Thierry: sa place ici est surtout dû à l'ancien temps puisque ce traître a tendance à devenir mignonesque... malgré qu'il tente de se faire pousser la barbe et qu'il porte des lunettes! Mais dans le bon vieux temps, "ta gueule" et autres joyeusetés semblaient former l'ensemble même de ses phonèmes voire monèmes. Bien qu'il se soit converti au style "Because Of You", il n'écoutait naguère que la musique la plus guerillesque: soit le death metal voire le heavy metal.

Vico: pratique avec assiduité le rire sardonique, aime menacer notre très cher roi des mignons de sodomie et le forcer avec un esprit des plus machiaveliques à le faire danser le fous moi là devant toute la cantine... principal détracteur de la migon attitude, il semble imprégné de l'esprit guerillesque jusque dans ses entrailles.

Voilà votez en votre âme et conscience, les règles sont les même que pour le concours des mignons, je rappelle:
vous avez le droit jusqu'à trois votes, lesquels seront décroissants, au final le roi guérillesque sera désigné par un système de points.

"Tu périras..... dans les flammes de l'enfer éternelles" comme dirait Joseph!!!

# Online seit Mittwoch, 31. Januar, 2007 um 14:42

Geändert am Dienstag, 13. Februar, 2007 um 16:39